LES DIFFICULTES DE PRISE EN CHARGE DE LA DYSPHONIE SPASMODIQUE TOXINE BOTULINIQUE VERSUS ORTHOPHONIE

Philippe Fontaine* , C. Vial** , F. Guillon***, A. Mathieu***

*ORL Phoniatre – BRON **Service EMG – Hôpital neurologique – LYON ***Orthophonistes

docteurp.fontaine@wanadoo.fr

La dysphonie spasmodique est une pathologie complexe, d’évolution imprévisible, souvent méconnue dont la prise en charge n’est pas toujours simple. Nous voulons préciser la place de l’injection de toxine botulique et de la rééducation orthophonique.

Matériel et méthodes : Une étude rétrospective de 42 patients qui ont bénéficié de l’injection de toxine botulique avec une partie prospective sur 9 patients qui ont été suivis et enregistrés par des orthophonistes avant et après injection.

Résultats : Il y a globalement une nette amélioration de la voix avec le traitement mais il n’y a rarement de normalisation des paramètres de la voix. On note de nettes variations inter et intra-individuelles et un taux d’échec de 20-25%. L’orthophoniste a un rôle de guidance et d’accompagnement et apprend surtout à mieux gérer la pathologie plutôt qu’à réellement la rééduquer.

Conclusions : La prise en charge de la dysphonie spasmodique passe par déjà par un diagnostic précoce. Le traitement associe l’injection répétée de toxine botulique, sous le contrôle d’un ORL ou phoniatre et d’un électromyographiste, et la rééducation orthophonique. L’avenir passera peut être par d’autres thérapeutiques qui sont encore expérimentales.

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