RADIO CINEMA ET TROUBLES DE LA DEGLUTITION

INTERET DU RADIOCINEMA APRES EVALUATION FIBROSCOPIQUE SYSTEMATIQUE DANS LE BILAN DES TROUBLES DE DEGLUTITION D’ORIGINE NEUROLOGIQUE

Patrick Hamon, Marc Lefort, Brigitte Perrouin-Verbe

Service de medecine Physique et de rééducation CHU Nantes

dr.patrick.hamon@wanadoo.fr

Objectifs : Détermination des indications du radiocinéma dans l’évaluation des troubles neurologiques de déglutition après évaluation fibroscopique systématique.

Patients et méthode : Etude prospective à partir d’une consultation d’évaluation des troubles de déglutition d’origine neurologique. Dans cette consultation associant un médecin rééducateur et un ORL, la première évaluation comporte : interrogatoire du patient et de son entourage, examen clinique à orientation neurologique, examen fibroscopique de la déglutition. Un radiocinéma de déglutition n’est pas proposé de première intention et est réalisé éventuellement dans un second temps.

153 patients ont été examinés au moins une fois entre 2008 et 2010. Analyse des critères qui font indiquer ou non la réalisation d’un radiocinéma chez ces patients.

Résultats : Les critères de réalisation secondaire d’un radiocinéma de déglutition sont :

  • appréciation globale du processus de déglutition insuffisante
  • appréciation du processus de déglutition non concordante avec les doléances symptomatiques du patient et de son entourage (par excès ou défaut)
  • difficultés d’exposition et de visualisation en fibroscopie
  • nécessité de visualisation de l’œsophage (dysphagie basse…)
  • exploration de la déglutition dans des conditions plus « physiologiques » sans l’élément distractif induit par la fibroscopie (hyperréflectivité, troubles comportementaux…)
  • évaluation complémentaire d’une latéralisation du passage alimentaire (vérification d’éléments posturaux à visée protectrice par exemple…)

Les deux éléments les plus limitants du radiocinéma de déglutition semblent être les difficultés d’installation du patient et de modulation de la texture du produit radio-opaque (liquide à semi-liquide).

Ces constatations sont comparées aux données de la  littérature.

Conclusion : Le radiocinéma ne nous apparaît pas comme un examen « obligé » de l’évaluation des troubles de déglutition d’origine neurologique mais peut être secondairement utile. Nous privilégions dans un premier temps l’évaluation fibroscopique de la déglutition : peu invasif, non irradiant, réalisable en consultation idéalement pluridisciplinaire et spécifiquement dédiée à l’exploration de ces troubles.

2011_03

RADIO CINEMA ET TROUBLES DE LA DEGLUTITION

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