VOIX (CHANTEE) ET INGENIERIE DU SON : LE CAS DES “LARYNX ARTIFICIELS”

Coralie Vincent

Coralie.vincent@univ-paris8.fr

La capacité à enregistrer un son, étape préliminaire à une quelconque manipulation audio, est annoncée dès 1857 par Edouard-Léon Scott de Martinville. Trois ans plus tard, il réalise l’un des plus vieux enregistrements sonores au monde : un phonautogramme, joué pour la première fois en 2008 grâce à un stylet virtuel. Il est saisissant d’entendre cette version de “Au clair de la Lune” antérieure d’un siècle à la naissance des Beatles et de constater les profonds bouleversements qui ont révolutionné le milieu du son en exactement un siècle.

L’enregistrement sonore apparaît donc comme une préoccupation ancienne et force est de constater qu’avant même son avènement, le destin des arts et celui des sciences sont fortement associés. Les liens étroits qui unissent voix chantée et technologie sont réels.

Nous nous proposons, dans cette présentation, d’aborder les outils de modification du son que les chercheurs, ingénieurs du son et artistes ont su développer et pousser dans leurs derniers retranchements pour concrétiser leurs idées les plus créatives. Nous nous intéresserons plus particulièrement aux effets qui reposent sur la théorie source-filtre développée par Fant (larynx artificiel, sonovox, talkbox, vocodeur) et à la synthèse vocale.

 

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VOIX (CHANTEE) ET INGENIERIE DU SON : LE CAS DES “LARYNX ARTIFICIELS”

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