ELECTROMYOGRAPHIE DU LARYNX ET DYSPHONIE SPASMODIQUE

APPORT DANS LE DIAGNOSTIC ET LE TRAITEMENT

A. Perrin

Service de neurologie, Fondation Rothschild, Paris

L’enregistrement de l’activité électrique des muscles laryngés permet le diagnostic puis le suivi des dysphonies d’origine dystonique et est indispensable à la bonne localisation de l’injection de toxine botulique. Il permet d’écarter et donc de ne pas injecter les  formes non dystoniques et de reconnaître un éventuel tremblement, isolé ou associé. Sa mise en œuvre est relativement simple, ne nécessitant qu’un appareil d’électromyographie d’usage courant, et souvent  relativement bien tolérée.

La Dysphonie Spasmodique en Adduction (DSAd) est caractérisée par une hyperactivité des muscles thyro-aryténoïdiens, soit au repos et pouvant, lorsqu’elle est maximum, entrainer un stridor laryngé, soit à la  phonation : simple exagération de l’amplitude (supérieure à 0,3mV) ou comportant des importants renforcements de début et de fin et/ou des modulations au cours de la phonation, réalisant des bouffées dystoniques, reconnaissables par leur caractère irrégulier.

La Dysphonie Spasmodique en Abduction (DSAb) est caractérisée par une hyperactivité des muscles Crico‐Aryténoïdiens Postérieurs. Il s’agit soit d’une contraction de durée prolongée aux inspirations courtes, soit d’une contraction paradoxale lors de la phonation, période durant laquelle ils devraient au contraire se relâcher pour permettre l’action du Thyro‐Aryténoïdien.

Le tremblement a été observé au niveau des thyro-Aryténoïdiens, sous forme de bouffées régulières dont la fréquence est souvent à 5 par seconde. Il survient soit au repos, d’amplitude modérée, soit à l’action, prenant alors l’amplitude exagérée des dystonies.

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