ETUDE DE LA VALIDITE DE L’AUSCULTATION CERVICALE

AU COURS DE LA PHASE D’APPRENTISSAGE D’UN TEST DE DEGLUTITION POUR LE DEPISTAGE DES FAUSSES ROUTES

Michèle Puech1, Leslie Perez-Begout2, Emilie Sarrabere2, Virginie Woisard1

1Unité de la Voix et de la déglutition, Hôpital Larrey, CHU de Toulouse.

2Ecole d’orthophonie de Toulouse

puech.m@chu-toulouse.fr

 

Introduction. L’auscultation cervicale peut-elle permettre à l’orthophoniste une approche moins probabiliste dans la détection des fausses routes silencieuses ?

L’objectif de cette étude est de comparer en termes de dépistage des fausses-routes, les valeurs prédictives de l’essai de déglutition avec et sans auscultation cervicale, le test de référence étant la radioscopie de la déglutition.

Matériel et méthodes. 64 patients hospitalisés pour un bilan de déglutition dans l’Unité de la Voix et de la Déglutition du service d’ORL de l’hôpital Larrey, ont bénéficié d’un examen radioscopique réalisé par un médecin qui ne connaissait pas les résultats des tests pratiqués au préalable par 2 étudiantes en orthophonie. Pour chaque patient, une étudiante pratiquait le test de déglutition seul et l’autre étudiante pratiquait le même test associé à l’auscultation cervicale. L’alternance entre les étudiantes pour la réalisation du test avec ou sans auscultation permettait de supprimer l’effet « testeur ». Aucune information n’était communiquée entre les étudiantes, ni entre les étudiantes et le médecin.

Les résultats sont présentés sous la forme de Courbes ROC établies en fonction de l’utilisation ou non de l’auscultation pendant l’essai alimentaire. L’auscultation cervicale ne modifie pas l’aire sous la courbe. La tendance observée est même l’inverse, on note une diminution des performances avec le degré de sévérité des fausses routes silencieuses.

Conclusion. Ainsi, l’auscultation ne permet pas d’améliorer les performances de l’essai alimentaire en terme de prédiction des fausses-routes dans la phase d’apprentissage des tests de déglutition par deux étudiantes en orthophonie. La même étude serait maintenant à mener avec des orthophonistes expérimentés.

 

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ETUDE DE LA VALIDITE DE L’AUSCULTATION CERVICALE

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